
Une planque parisienne perchée tout en haut du mât de l’incongruité. Follement hype, génialement hors des clous. Le troisième opus de l’équipe de Candelaria porte le nom de la Mary Celeste, vaisseau fantôme américain qui alimenta la chronique de l’étrange en 1832. Décor ? No décor. Ambiance ? Electrique. Autour du bar en rond, on tète des huîtres bizarres (bouzigues, minuscules Kumamoto, Blackwater et plates sauvages anglaises de Maldon) décapsulées par une grande fille, plus gracile que les écaillers du Wepler mais incomparablement moins preste. On chipote des oursins de Galice (3 € pièce) avec une Brooklyn Lager pression (8 € les 50 cl). On pointe des cocktails (Masala Cow, Dottore Cipriano, Judy Blue Eyes… à 12 €) sur la carte frappée de symboles maçonniques et signée Carlos Madriz, ex-barman à L’Hôtel. On grignote un beef jerky maison, doucement relevé, à la texture laineuse, des kimchis pimentés, des pickles de topinambour. Et, de 19 h 30 à 23 h 30, on partage des assiettes d’huîtres vapeur au vinaigre noir et chili, des crêpes chinoises, crosse de bœuf, sésame et cacahuètes, une « creme chocolate », chantilly au tamarin et sel de Maldon… Au rayon vins nature : effervescent de Robinot, muscadet d’Olivier au verre (6 et 5 €), chablis De Moor, pouilly-fumé de Bain, champagne Larmandier-Bernier (50, 52 et 93 € la bouteille). Snacks 3-4 €, assiettes 5-12 €, huîtres 2-5 € pièce (mais 1 € seulement en happy hour, de 17 à 19 heures). // Y.N.
Pour l’adresse, le téléphone et autres infos, voir Mary Celeste.