
Plastoc brossé Fluocaril, aciers Laguiole effilés, bûche bûcheronne de Noël et tables bookmarquées. La patte d’ours de Starck, qui dessine depuis belles luettes autour des assiettes, vient secouer les puces de Saint-Ouen. Où ses Starck’s tics de chine baroque s’abreuvent à la source et s’enivrent au bric-à-brac : hautes tablées d’hôtes, canapés sur canapés, collec de luminaires vénères et carreaux de ciment déments. L’œil d’une carpe empaillée zieute des ballets de toques à casquettes, des escouades de serveurs en baskets et des people vintage, très ouest-réalité. Croquantes comme un caviar végétal gorgé d’Orient, les lentilles froides de l’Atlas foutent le feu au souk. Le tradi œuf mayo des troquets s’ensoleille la face au curry. Tannés à la broche, les poulets fermiers, servis juste tièdes, tournent aux « oui, chef ! ». Moelleux, confit, fondant, le bœuf en parmentier rampe sous une purée en tenue de soirée. En bocaux nostalgiques, beau riz au lait et mousse au chocol, ah ! font les madeleines. Mixture magique pomme-gingembre minute (9 €), cheverny blanc Domaine des Huards (5 € le verre), moulis Château Chasse-Spleen 2008 à 15 € le verre d’anxiolytique. Carte 30-43 €. // M.J.-D.
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