
La Huchette, donc ! Au charme si typique avec ses assiettes grecques volantes, ses faux savoyards qui haranguent le chaland, ses troupeaux de gloutons… Cadre d’une troublante errance interrompue par l’apparition miraculeuse d’un « izakaya », bar à tapas japonais, ici poutré de partout. Accueil kawaï, carte câline, on se lance ! Tofu à la sauce soja vraiment dingue, carpaccio de poulpe génial, aubergine au bouillon japonais délicieusement spongieuse, maquereau escabéché aux poivrons, california rolls inoubliables, canard et radis au « sansho », encornets frits ultra-gourmands… De la haute tapasserie, servie en petites et grandes portions (de 3 à 9 €), assurée par un chef passé par Aida et l’Atelier de Joël. A marier, s’il fait doufe, avec du shochu (8 € le mug d’IIchiko), cousin par alliance du saké, nettement plus scélérat, à boire frappé avec des glaçons. Ou avec une boutanche collector piochée dans une carte de pinards sur son panthéon (corton, margaux, saint-estèphe, Yquem… de 1964 à nos jours), et quasiment donnée (de 60 à 140 € maximum). Explication : aucune réclamation possible si un flacon est bouchonné. Au petit bonheur la France ! A noter : Lengué promet d’ouvrir bientôt au déjeuner. // L.D.
Pour l’adresse, le téléphone et autres infos, voir Lengué.