
Façade bleu pétant, l’établissement sous-titré « Bistrot des belles volailles » (laissant penser à un esprit mal tourné qu’il pourrait y trouver des filles compréhensives) est en fait une rôtisserie chic, avec voiturier battant la semelle, et grand chef à la baguette. En face du Moulin de la Galette, Antoine Westermann, revenu de ses trois étoiles et actuel proprio de Mon Vieil Ami et de Drouant, couve sa dernière création, le Coq Rico, où il fait dans la basse-cour à pedigree fermier : poulets de Challans et du Maine, poularde de Bresse, géline de Touraine, pintade d’Auvergne, pigeon du Poitou… On peut s’y délecter, côté bar, devant la rôtissoire commandée par Thierry Lébé, d’un morceau choisi de poulet de Challans servi avec jus de cuisson, ail en chemise, frites maison (un peu molasses) ou gratin de macaronis et scarole (un peu trop vinaigrée) à 20 €. Ou, en salle, de la bête entière, impeccablement rôtie à la broche après pochage dans un bouillon (95 € pour deux à quatre personnes). Ou encore de judicieux à-côtés volaillers comme la planchette de béatilles (cœurs poêlés, gésiers confits, ailerons laqués), l’œuf (à la coque avec mouillettes au beurre de truffe, frit, au plat ou, plus rare, à la russe), la terrine, les bouillons, le vol-au-vent aux écrevisses ou la poule au pot… Conclues par un dessert à l’ancienne (île flottante, vacherin glacé à la vanille et aux fruits rouges, mousse au Grand Marnier), ces agapes vont chercher dans les 40-70 € à la carte, vin au verre non compris (corbières La Voulte Gasparets, savigny-lès-beaune de Girardin… de 6 à 9€). // Y.N.
Pour l’adresse, le téléphone et autres infos, voir Le Coq Rico.