
Heureuse idée qu’a eue Bertrand Auboyneau d’ouvrir son second bistrot de la rue Paul-Bert en plein automne-hiver mouillé-frisquet. A peine a-t-on franchi le seuil et posé son pébroc qu’on se sent accueilli, réchauffé, du dehors et bientôt du dedans. Calorifugé au carpaccio de saint-jacques, émincé de gros radis green meat, au melon nantais de Marc Pesnot (5 € le verre), au paleron juste poêlé et servi rouge (excellente bidoche), aux légumes rôtis al dente, au côtes-d’auvergne de Maupertuis (5 €) et au gâteau noisettes « éponge » et glace au foin. Le trousseau idéal pour affronter l’hiver dans les chaussons de Louis-Philippe, un jeune québécois (ex Bistrot Paul Bert), officiant ici, au fond, comme cuisinier-spectacle. Et dont on pourra juger de la fibre bistrotière en commandant plusieurs entrées (hareng fumé et rattes à l’aneth, poêlée de foies de volaille aux herbes amères, queue de bœuf en persillade… 5-6 €) à la place de l’unique plat du déjeuner, ou plusieurs plats-entrées à la carte du soir (10-14 €). Cave nature à toute épreuve (Foulards Rouges, L’Anglore, La Sorga, Mosse, Pacalet, Villemade…) et comptoir-épicerie à l’entrée (charcuterie, fromages), qui permettra bientôt de faire des sandwiches avec le pain de Jean-Luc Poujauran. Formule 23 € (midi), carte 17-30 € (soir). // Y.N.
Pour l’adresse, le téléphone et autres infos, voir Le 6 Paul Bert.