
En remontant, mardi soir, la rue des Abbesses par le trottoir de gauche, nous tombons nez à nez avec une bourriche de murex (Bolinus brandaris), ces coquillages épineux si difficiles à dénicher sur les côtes parisiennes. Autour, d’autres bourriches, d’huîtres, d’amandes, de moules, de praires, de crevettes… Bref, un étal d’écailler en bonne et due forme, prolongé par un espace de dégustation chic avec tables hautes, cascades murales, vivier à crustacés, vitrines de produits marins (beurre aux algues Bordier, conserves La Belle-îloise et Bordier, tarama d’oursin, algues fraîches Bord à Bord) et de bouteilles ad hoc (alsaces de Trimbach et Fuchs, muscadet La Grenaudière…). La nuit était glaciale, pas assez cependant pour refroidir la passion des quelques ostréiphages qui traînaient dans le coin, récompensés par un verre de chablis (4,50 €) et une sizaine de fantastiques pousse-en-claires de David Hervé à Marennes-Oléron (18 €), en compétition avec d’autres grands crus : bouzigues de Jean-Marc Vitale, cancales de Jean Gléron, Tsarskaya de Saint-Kerber, normandes de Patrick Liron, marennes de Gillardeau (de 9,90 à 18 € les six). Et pour les snobs, il y a du homard breton rôti aux herbes, à l’armoricaine ou à l’aïoli (9,90 € les 100 g). Plateaux de fruits de mer de 19 à 109 €, formule à 12 €. Du tout nouveau tout froid donc, imaginé par la brasserie voisine La Mascotte et décoquillé par un duo de choc (thermique), Sabine et Boulem. // Y.N.
Pour l’adresse, le téléphone et autres infos, voir L’Ecaille de la Mascotte.