On se croirait dans un décor de Peduzzi. Entre gare routière et barres en béton, les bambous filaires du jardin viennent draguer les oliviers. Le ballet hypnotique des carpes japonaises défie l’apesanteur du lieu. Les paires de soques planent sur les tatamis en teck. Chez Koji et Yuriko Someya, le mystère du mont Fuji se confond avec la Sainte-Victoire. Soleil couchant, soleil levant, les majuscules de la cuisine nippone investissent les coteaux d’Aix, irriguées au saké. Les okonomiyaki (crêpes aux lambeaux de bonite) et le sukiyaki (spécialité au bœuf) possèdent une classe guerrière, profondément féodale. Le chawanmushi à l’anguille grillée ravive des souvenirs de cité interdite. En équation zen absolu, Yamato célèbre l’ère Meiji et ses recettes impériales sous les auspices de lanternes en papier mâché. Eventail de sakés (de 23 à 32 € les 300 ml). Assortiment de sushis 32 €, menus 36, 42,50, 73-99 € (sur réservation).