
PRIX FOODING GUIDE 2010 DE LA MEILLEURE CUISINIÈRE
C’est dans un nouveau décor qu’Adeline a rouvert son Yam’tcha de poche. Elle, toujours dans sa cuisine vitrée, envoie ses pépites comme autant de gouttes d’or d’un ciel franco-chinois où elle règnerait en maîtresse absolue. Concombre, tofu fumé, sésame blanc en préliminaires. Bonite translucide, sobas, moules de bouchot et piments pour fricoter avec les chairs soyeuses. Homard breton, jaune d’œuf poché, tomates ananas et condiment xo pour décoller pour de bon. On vous passe le turbot pour vous parler du cochon de Bigorre et de ses aubergines à la sichuanaise, piment maîtrisé entretenant un dialogue assourdissant avec le gras de la bête et sa peau croustillante. Ma Doué ! Encore ? Juste une crème de maïs qui dorlote des fruits rouges, des pêches et un coulis d’on ne sait plus quoi, mais formidablement bien senti. Ça s’arrose ! Oui, de thés, expliqués dans un chuchotement abscons, ou de vins superbes (chablis 1er cru de Pommier, condrieu de Perret ou saint-laurent autrichien Heinrich). Menus 60 € (midi en semaine) et 100 € (accords mets-thés-vins 125 à 145 €). // L.D.