
FOODING 2006 DU MEILLEUR BILLOT LATINO
Le vrai Super U de la rue, c’est lui. Unico, fils d’un showroom carrelage et papiers peints 70’s et d’une boucherie de province montée à Paris. Né du boom Formica/bakélite, le fiston naquit orange mécanique. Depuis, le fuego argentin l’a emballé pour en faire un toril. Le parrillero (barbecue) king size dompte la flamme, charbon, carne et tour de main direct des terres de Piazzolla. Dans les rôles de ?… Une serveuse ranch taille de guêpe, des gringos affamés, et des traders enfiévrés (cocktail testostérone/adrénaline) tchatchant jet-lag, planeur, luxe et parachute. Pour s’éveiller la bouche ? Os à moelle ou empenadas. Avant que les lames Arbolito ne tranchent les chairs exquises de l’entrecôte ou du filet grillé/juteux/fondant. La frite a son cuir, la roquette, un sauvage goût de steppe, la sauce chimichurri ,du Speedy Gonzales. En clôture : volcan de dulce de leche (fondant de confiture de lait) ou postre Vigilante à la précision gastronomique (pâte de coing, fruits frais, mascarpone et Torrontes). Côté bodega, y’a de quoi faire : cabernet-malbec de Rutini (42 €) ou Reserva Torrontes blanc Terrazas de los Andes (34 €). Viande du jour 17 € (midi), carte 40-60 € (soir). // M.J.-D.