
FOODING DU MEILLEUR BISTROT D'AUTEUR GUIDE 2011
Déconcertantes, ces tables et guéridons en bois clair évoquant un « soupes, salades, sandwichs » avec son bout de cuisine-comptoir… Une salle où l’on aimerait plus d’âme, de piquant, de tchatche… Sauf que l‘affaire, cuisinée par Giovanni Passerini, relève plus de l’orfèvrerie que de la bistroterie. Donc, on s’assied et, avant de critiquer, on goûte ! Les tortellini de brandade, fines touches végétales de pourpier, bouillon de céleri et hareng au fumet fumé, tomates cerises ; le maquereau à la peau grillée, caramélisée, feuilles de moutarde et chou chinois, relancé d’un subtil aïoli d’anchois (grand plat) ; la canette cuite à basse température (belle chair), courgette, maïs, chrysanthème (de profundis) ; et, en dessert d’assemblage « à la paresseuse », le baba, mirabelles (crues), sorbet ricotta. A quoi répond une Idéale déclinaison de vins italo-hexagonaux : jasnières de Robinot, irancy de Givaudin et nero-d’avola sicilien Occhipinti (7,50 et 6,50 € le verre), pinot noir d’Adige Bart et bourgogne-passetoutgrain de Fabre (37 et 26 € la bouteille), Formules 23-28 € (midi), menus 41-58 € (soir). // G.D.