
Appliquant le proverbe selon lequel « on n’est jamais si bien servi que par soi-même », Guillaume Monjuré a repris en piano solo cette ancienne épicerie italienne. Tables en bois, pas de nappes, ambiance cosy…, malgré son air de ne pas y toucher, le Palégrié s’est déjà imposé comme le QG lyonnais de la bistronomie. Où glaner une cuisine de marché au QI. surélevé : couteaux saisis et purée citron-salsifis ; bar mariné façon maquereau au noir de seiche en yin-yang ; onglet bleu et brocolis au wasabi ; et, toujours dans le même menu (celui du soir), des beignets d’ananas et sauge arachnéens. Chaque plat met dans le mille et imprime les papilles. C’est vif, joyeux, et on y boit bien ! Entre petites merveilles et grandes pépites : vin de Savoie Le Bergeron Comme Avant 2009 des Quénard (35 € la bouteille), le saint-joseph Offerus 2008 de Chave (34 €) ou le savennières Coulée de Serrant 2006 de Nicolas Joly, à 85 €… seulement. Menus 14-22 € (midi), 22,90-38 € (soir). // A.P.