Chez les Zinzins, ça dézingue. A la cave, Fabrice a toujours une nouveauté à vous faire glouglouter. On se laissera facilement attendrir par ce savagnin sans bouteille qui se fiche de l’étiquette, surtout si les sushis concoctés par Momoko (l’épouse japonaise) atterrissent sur la table. Les trouvailles qui rendent Fabrice fier : un bourgogne 0456 d’Alexandre Jouveaux (22 €), ou L’Amusette, un chardo aveyronnais de Patrick Rols, qualifié de « vin de filles avec du caractère ». Sur les étagères, jeunes, vieux, millésimés et cuvées rares (languedoc pétillant La Bibonade du Mas Coutelou, côtes-du-rhône Les Traverses de L'Anglore) cohabitent en bordel organisé avec les locaux : Pierre Overnoy, Emmanuel Houillon et un petit nouveau, Raphaël Monnier, viticulteur à Arc-et-Senans, et sa cuvée de vieux cépages Ratapoil. Dénicheur de talents et bio convaincu, Fabrice squatte les caves qui bannissent la chimie. Et que croque-t-on ? Des tartines aux anchois, des assiettes fromage, charcuterie ou légumes grillés, et des desserts déments (tarte au matcha, par exemple). Assiettes de grignotage 5-7 €, desserts 4 €. Droit de bouchon 7 €. Réservation recommandée. // J.G.