Quand le New York Times a décrété urbi et orbi qu’en 2011, son Mirazur faisait partie des dix tables à découvrir sur la planète, Mauro a rougi d’un magenta pareil à son malbec argentin de Mendoza Graffigna (9 € le verre). Mauro, c’est mortel ! C’est la vie en rose, vert, orange, jaune, qu’il chante au-dessus de la Grande Bleue étendue de tout son large derrière les grandes baies vitrées du lumineux restaurant, lesté de discrètes créations de la designer Stéphanie Marin. Car derrière le chef étoilé argentin se dessine un peintre. Qui partage le goût et les couleurs : salade d’asperges de Pertuis avec une vinaigrette de miel et de vanille à lécher le pinceau, risotto de quinoa avec morilles, cosmique espuma de pomme de terre, dorade royale sauvage, pois chiches et topinambours du jardin voisin, à deux pas de la frontière italienne. La perfection à l’état azur. Bref, pas une seule ombre au tableau. Qu’il encadre avec des vins de maîtres locaux (cassis Bodin 2009 à 10 € le verre, 60 € la bouteille). Formule 29 €, menus 39 € (midi en semaine), 65 et 120 €, carte 58-75 €. // S.B.