
La place Sainte-Marthe, une mèche, de la dorade au yuzu : un écosystème cohérent, fini et viable (on le souhaite) se met en place sous nos yeux. On est vendredi midi, c’est l’ouverture du Galopin. Premier client, un cabinet d’architecture. Il a très faim, ils sont douze, c’est possible ? Oui, pas de problème, c’est parti ! La mèche, celle de Romain Tischenko, vainqueur de « Top Chef 2010 », s’agite. On la voit bien parce que la cuisine est ouverte sur la salle, une vingtaine de couverts façon troquet propre et un comptoir amical. Soudain, le menu-carte à deux entrées prend corps : daurade sauvage au yuzu et radis, donc, et courgette, ricotta salée et pourpier en entrée ; le Kbio (cabillaud bio), pomme de terre, cresson, shiitake, et le porc céleri, raifort, carotte en plat. Les assiettes débordent d’idées, on dit bien « débordent » parce qu’il y en a parfois un peu trop (d’idées), mais au final c’est bon, et parfois même très bon (le Kbio). Le dessert, des prunes, glace au fromage blanc et physalis, moins prise de tête, nous va très bien pour un vendredi midi. Et nous étonne, d’ailleurs, parce qu’on avait lu sur le site officiel de « Top Chef » que les desserts étaient LE point faible de Romain. Qui croire de nos jours ? Très beau et nature mâcon-villages du Domaine Valette (6 € le verre). Menu 19-24 € (midi), menu dégustation 42 € (soir). // G.M.