Pour ceux qui débutent dans la succion de l’udon (plat chaud ou froid de nouilles à l’élasticité déterminante qui disparaît en bouche dans un chuintement de sanibroyeur), cet ancien bouchon aux boiseries bourgeoises, jeux de miroirs et carreaux de faïence (Pauline d’André Génin), est une bonne école. On y croise aussi les baguettes, sur des bentô segmentés comme des cadrans aux sept merveilles, en picorant dans le sens des aiguilles d’une montre : canard au balsamique, huîtres en friture, moules sur caviar d’agrumes, salade cresson/champignon, encornets et radis blancs, sauces au saké ou au lait vinaigré. A suivre : des tempuras de crevettes et fleur de courgette, de l’anguille vapeur aux effluves de pain d’épice et bouillon nature au chikuwa (chair de poisson) pour un déjeuner, où la symbolique de la rose rose, en bouquet sous la vieille horloge, est respectée à la lettre. Grâce, tendresse, service immaculé. Dans les verres ? De l’harmonie : sancerre de Bourgeois (6 € le verre) ou riesling de Deiss (7 €). Udon 10-35 €, menus 21-46 € (midi), carte 22-43 €, menu 50 et 90 € (soir). // D.N.