A peine trois ans au compteur et, hop ! branle-bas de combat et nouvelle formule pour cette rentrée 2011 : on joue l’épure, l’élégance immaculée, les bois bruts, la cuisine apparente. Et, aussi, les nappes bien épaisses, le service soigné… Plus de carte le soir, seulement deux menus au choix (59 et 79 €). Et un déjeuner bien commencé avec des super ravioles de foie gras dans un bouillon de légumes, thym et sauge, mais moins bien enchaîné avec le cochon de lait, œuf mollet, petits légumes en tempura, parmesan, champignons, purée de pommes de terre en deux textures, tapenade, confus à force d’être bavard. Vacherin plus tape-à-l’œil qu’à l’ordinaire. Pas de chance, mais on y croit ! On y croit ! On y croit !… Pourquoi ? Parce que Sylvain Sendra a du métier. Que sa carte reste aguicheuse avec une pastilla de sardines et une friture de poissons, piquillos, pois chiches, girolles et aïoli. Et que le chablis grand cru 2004 Les Preuses a de la gueule, tout comme son ami le côtes-du-roussillon Les Calcinaires de Gauby (10 et 7,50 € le verre). Une (bonne ?) affaire à suivre donc. Menu 29-35 € (midi), carte 50-63 €. // L.D.