Pas de tables. Une quinzaine de places au comptoir et, derrière, Bruno… Vraie tronche de lard qui vous toise, vous scrute, vous renifle limite avant de se décider à vous donner à manger. Et quel manger ! Des tomates séchées de maboul en provenance directe d’Italie (quand Bruno ne les rapporte pas lui même), du saucisson sec de SES cochons élevés sur les monts d’Aubrac (« car il n’y a pas de bon charcutier à Dijon », dit Bruno), dont on mange même la peau. Une tuerie de crème d’artichaut à l’ail, du saint-nectaire presque coulant, à la croûte trop bonne, et, ce soir-là, offertes par un client, de la tête-de-moine (Jura suisse) de 7 mois d’âge, servie en corolles très fruitées. Pour faire honneur à tout ça, rincez-vous la bouche avec l’un des vins annoncés sur les grandes ardoises : aligoté 2007 de Jacqueson, vin jaune du Domaine de la Pinte, crozes-hermitage de Combier, bourgognes de Lignier, Charlopin… sans oublier le pic-saint-loup de Bruno, Les Gamins. Bouteilles à partir de 17 € (3 900 € prix maximum), verres à partir de 3 €, planches à partir de 6 €. // J.G.