
Deux Thierry (Burlot, du Crystal Room et Costes, de partout) ont été requis pour ce Caffè à vocation italo-corse dont on essuie les plâtres au moyen d’une focaccia maison délicieuse, engloutie sur des cèpes à la plancha (19 €) vautrés sur une dalle croquante de pomme de terre les isolant d’une couche de ricotta aux noix… On souffle et savoure en jaugeant le beau décor à dominante turquoise d’inspiration Milan design industriel 1970, et en attendant la langouste « vivante » (38 €), recette de Centuri (pRRononce « chenturi » ou t’es moRRt !) : de gros morceaux de la bête sur des spaghettis, coffre farci et gratiné à part, vraiment un très beau plat. Lequel fera hélas ! caler devant la glace mozzarella, basilic et pulpe de tomate (12 €) au dessert. Menu déjeuner en gestation et, bientôt, des aperitivi (18-20h) avec grignotages circonstanciés et canons italiens soigneusement sélectionnés : Falanghina d’Ocone 2010 blanc à 31 €, barolo brunate 2005 de Roberto Voerzio à 455 €… // P.A.