FOODING 2003 DU MEILLEUR RADE
Christian Constant est-il victime de son succès ? Avec deux mains et un pied rue Saint-Dominique et l’autre à Toulouse, le pape de la bistronomie aurait-il du mal à faire face à la cohorte de touristes + habitués + badauds attirés par son titre de juré Top Chef ? Car ce soir-là au Café Constant, ça surchauffait dans tous les coins. Et vas-y que j’t’oublie d’servir à boire à gauche, que j’te zappe un plat à droite, que j’te mets une demi-heure pour apporter les additions… Mais on ne va pas faire comme le vieux schnock d’à côté qui, probablement un peu gavé par la situation, fit changer son plat prétendument froid sans même l’avoir goûté… Car à droite et à portée de coude, il y avait des Japonais sympas. Avec lesquels nous eûmes une grande conversation pleine de gestes sur le thème de la délicieuse terrine de kako (jarret de porc) et foie gras. Puis sur les œufs mimosa, la volaille pattes bleues rôtie au beurre d’herbes et ses grenailles rissolées… Jusqu’à être invité à finir avec eux leur bouteille : un gouleyant chorey-les-beaune Les Beaumonts 2009 de Bernard Dubois. Bref, ne change rien Christian, ton café « popu » est l’endroit parfait pour se mettre en langue. Vins au verre à partir 3,50 €. Pas de réservations. Formule 16-23 € (midi en semaine), solutions du chef 33-46 €, carte 34 €. // J.G.