Colonne vertébrale, surmontée de la statu(r)e de L’Aboyneau Ier, commandeur de la poularde, du rognon, de l’aubrac et du raisin, ce bistrot a avalé le nom de la rue. Vieux carrelages et crocs de boucher attendent un vieil ami du Président. Mi pur-sang, mi-percheron, l’ancienne boucherie chevaline sert des chairs attendries en portion gargantuesque. Ce midi, en terrasse, une papesse freudienne mange de la raie aux câpres et pommes vapeur (lapsus ?). D’autres grommellent avec la hure de cochon et moutarde violette. Qu’en pensent nos amis les bêtes ? Une (vraie) blonde d’aquitaine est très fière de finir en tartare (avec frites maison). Et un veau tout alangui se rêve en blanquette aux girolles. En dessert, macaron framboise ou baba my(s)thique. Et dans les verres, le gratin de la grappe ! Jamais au hasard : roussillon La Soif du Mal (Foulards rouges, 28 €), languedoc C’est pas très catholique (La Sorga, 47 €)… Menus 18 € (midi) et 36 € le soir. // M.J.-D.