PRIX FOODING GUIDE 2003 DU MEILLEUR BISTROT
Les hommes d’affaires du quartier adhèrent à l’approche ducassienne du bouchon lyonnais. Ils savent que le pressé de tête de veau à l’estragon déridera d’emblée un déjeuner rasoir avec Berthier, Ronfard ou n’importe quel boulet du management ; que le tronçon de colin arrivera à l’heure (joli morceau, cuit meunière) ; que l’île flottante (fameuse) ne s’effondrera pas et comportera en prime la touche réglementaire de fantaisie (à la praline rose) propice à égayer un après-midi placé sous le signe d’un désastreux bilan semestriel ; et qu’un joli verre de saint-joseph blanc (Faury 2009, 10 €) aidera à faire passer la chute de la Bourse. A ce sujet, un seul bémol aux Lyonnais, quand même : le service a tendance à devancer un peu trop les désirs. Berthier NE VEUT PAS d’eau pétillante, c’est clair ? Menu 30 € (midi), carte 41-57 €. // G.M.