
FOODING 2010 DU MEILLEUR PETIT LUXE
Le « Freedom Wild Hawks » floqué sur ses épaules de serveur, et son vigoureux « Excusez-moi les copains ! » lancé à la cantonade n’y suffiront pas. Livrer des tapas en terrasse, traverser la salle bondée de mille amis relève de la gageure… Faena catalane aux Deux Amis ! Pinards et pintxos graphés au blanc d’Espagne sur les murs-miroirs. Les néons roses zèbrent le ciel. Camdeborde et Demorand, deux amis sortis du poste, cassent la croûte. Festival de tapas incendiaires. Les accords binaires claquent et swinguent dans la porcelaine : bavette et pesto de salicorne ; betterave croquante et bismark (hareng mariné au vinaigre) ; foies de volailles rosés et polenta ; amandes grillées et jabugo (gravé dans les neurones jusqu’à l’alzheimer) ; gravlax et concombre. Sans même compter sur les casserons grillés, la tortilla de Janine, le lomo ou le manchego qui dépotent autant… Pour le sucre ? Chocolat et huile d’olive en choc de titans têtus. Le midi, c’est plus calme. Au comptoir, David détaille un magnum au verre (gewurtz cuvée Beatrice de de Binner, 4,50 €). En cuisine, Matthieu sort des menus exemplaires. Envie de s’abonner aux bulo mayo, au perdreau, au tartare de cheval, anchois, grenaille (le vendredi) et riz au lait. Canons nature à tire-larigot. Vin des poètes d’Hérédia (pinot d’aunis, 4,50 €) ou Clos du Rouge Gorge de Cyril Fhal (languedoc blanc, 34 €). Formule à 16,50 et 19 € le midi. 25 à 40 € le soir. Tapas 3,50-14 €. Tous les vins sont servis au verre et en pot (14-20 €). Menu 16-19,50 € (midi), compter 25/40 € (soir). // M.J.-D.