Les poutres verticales scandent la salle tandis qu’à la fenêtre sur cour, des bambous s’agitent. En cuisine, derrière un buisson de basilic, un bras tatoué en veste blanche malmène frénétiquement la pâte d’une future Regina. L’énergie débordante de cette squadra sarde en T-shirts noirs tient plus de la rugosité d’un Materazzi que des manières d’un commercial au gel effet mouillé. Zéro fioriture ici, comme dans ces spaghetti alla bottarga. Trois ingrédients, et pasta ! De l’ail, de la poutargue coupée épais et de l’huile d’olive. Sur ses Linguine all’astice, demi-homard carmine avec tomates et herbes fraîches (25 €). La salle se blinde, les pizz’ s’envolent, le nero-d’avola Morgante ragaillardit (6 € le verre), le blanc sarde Is Argiolas rafraichit (22 € la bouteille), et le sorbetto al limone (6 €) fait son apparition avec une paille rouge et verte pour l’aspirer. Au comptoir, la Gazzetta dello Sport est à disposition. En terrasse, Romain Duris. Pas de réservations. Pizzas 9-17 €, plat du jour 16-24 €, carte 30 €. // M.J.-D.