
Right in the vineyard, fine (if sometimes over eager) hybrid cooking. Dim zen-ish décor and music, matte brown walls, stony waiters...
La table à ne pas rater sur la route des vins de Bourgogne, pour plusieurs bonnes raisons. D’abord une situation extraordinaire, au milieu des vignes de Pernand-Vergelesses (qui produisent cette appellation plus le corton-charlemagne) ; comme chacun a pu en faire l’expérience, le vin est meilleur à son berceau – comme la cerise sur l’arbre – et donc, les pernands de Rapet (piqués sur une carte encyclopédique), sont ici délicieux. Ensuite un chef bourguignon (Laurent Peugeot) qui a rapporté du Japon, où il a passé quatre ans, ce sens de l’hybridation qui échappe à pas mal de « grandes tables ». Alors, tout n’est pas parfait dans cette cuisine récréative un peu surjouée, qui donne cependant quelques très plaisantes sensations oculo-buccales (caillette à la Savora moléculée, dessert Carot’tours au citron vert et cardamome…). Décor émollient (musique d’ascenseur cosmique, glouglous, perte de vue, bruns mats et béton ciré) – traduction approximative du mot « zen » –, serviteurs loués au Spectre, parking privé, additions corsées (menus de 29 à 82 €, carte autour de 75 €) complètent le tableau. // Y.N.

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