
Mes amis ? Mon ami, à la rigueur. Ici, on entre à deux, guère davantage. Pas de réservation possible et trop de monde piétine sur le trottoir. Soit on a un cerveau construit en Suisse, avec des engrenages précis, et on se pointe à 20 h 29 tapantes, avant la foule. Soit on est prêt à faire le poireau stoïquement pendant une heure. Dernière option, la meilleure : y aller à deux avec un mental de saumon devant le barrage. À l’intérieur, les joyeux élus frayent effrontément autour des pâtes et pizzas mitonnés par le chef. On a fondu pour un bouquet de pains sardes (8 €) et le moelleux d’une pizza blanche, qui a fait la célébrité de la casa (parme, tomates cerises fraîches, ail, basilic, mozarella di buffala, 17 €). L’ami a pleuré de joie devant ses gnochetti alla campidanese (16 €), et a satellisé ce bonheur sarde autour d’un Plato toscan à 22 €. // N.D.
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