
What would have happened if Petter Nilsson had had a kid with Monica Belluci: Italo-French genius neobistro by his ex-second in command with big portions and small prices.
Un risotto d’orge douillet, subtilement orangé, garni de calamars très tendres ; une échine de porc cuite à basse température, rose cochon, avec son chou blanc rôti bien de saison, des raisins secs et des noisettes concassées pour l’amertume ; un rectangle de tarte aux pommes diablement sablée, humectée d’un caramel de pomme… Pour un menu inaugural de ce calibre, à 22 € (18 € sans le dessert), on irait se paumer jusqu’au fond de la banlieue, mais c’est même pas la peine : c’est rue Trousseau que ça se tient, au Rino, le gentil petit endroit que vient d’ouvrir Giovanni Passerini, ancien second de Petter Nilsson à La Gazzetta. Un Rino joyeusement bistrot, bilingue francese-italien, détendu de la casserole et généreux de la portion. Si l’on considère que la cuisine est affaire d’honnêteté, nous y sommes ; si l’on considère que la cuisine est affaire d’émotion, nous y sommes presque. Surtout avec un ou deux verres de soave Fontana (4 €). Un exemple du programme du soir pour vous en convaincre ? Merlu au pil-pil de citrons et blettes, ravioles de tête de veau, pissenlit et consommé de panais, financier au sirop d’agrumes et glace au lait… (deux entrées, plat, dessert, 38 €). // Y.N.

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