
Six mois qu’on l’attendait, trois qu’il devait ouvrir. Et puis fin juin, coup de fil, Frédérick E. Grasser-Hermé au rapport : « Les amis, Rosalito ouvre la semaine prochaine ! » ROSA-lito, et pas JOSE-lito… Encore que les deux options eussent pu convenir dans la mesure où le patron s’appelle JOSE Da ROSA. Exactement comme celui de la boutique éponyme, rue de Seine, puisque c’est le même… El rey de l’épicerie fine s’est donc fait plaisir en ouvrant son propre bar à tapas. Il a décoré le lieu (extraordinaire affiche de corrida, azulejos ramenés du Portugal, murs jaune hacienda…), mis la main à la carte, et peut-être même un peu forcé sur le volume sonore de sa musica preferida… Du coup, nous, on a preferido la terrasse. Et, un éclair plus tard, avec un verre de sangria maison (5€) et une bouteille de Rioja Joven Osoti 2007 (22€ la bouteille), la fiesta pouvait commencer : l’œuf au plat arrivait sur une montagne de petites pommes de terres mordantes, relevées par un délicieux chorizo (6€) ; la croquette de jambon était moelleuse et finement panée (2€) ; la tortilla bavait encore (4€) ; et les médaillons de lotte à la plancha nous parurent aussi justement cuits que ceux de chez Pep à Barcelone (9€). A défaut des glaces Grom, spécialement faîtes pour José mais pas encore livrées, on décidait de s’achever avec une crème catalane démente… Pour les moins tapasseurs, beau choix de riz et de viandes à la plancha. Compter 20 à 30€ hors boisson. // A.Po.

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