
Very gourmand, very plancha, very Ray-Ban and Vespas, very juicy noodle paella in sepia ink that makes your tongue go black...
On l’attendait ferme, la nouvelle table d’Edouard, depuis des mois ! Il faut dire qu’il nous avait déjà bien aimanté avec sa Cantine d’Honoré, dans la boutique familiale, et son regretté Ca Blanca. Et puis, le 2 juin, un mail est tombé dans la boîte. Qui nous disait que ça y était, qu’il avait enfin ouvert le Bistrot d’Edouard… À Marseille toujours, en plein cœur du 8e Ray-Ban et Vespas, avec une véranda sur la rue, des tables dehors, une salle à l’étage et une déco qui tue du cul. Au service d’une cuisine fidèle en amitié, toute gourmande et très plancha : sardines, planchées justement, à la poutargue, jolies, alignées, délicieuses. Aubergines et courgettes grillées à la menthe et à la coriandre, avec de grosses câpres tranchées et une vinaigrette qui transporte. Trop bon fideo (paella de vermicelle, cuisinée ici à l’encre, servie avec seiches à la plancha et sauce au yaourt), bien confit, bien juteux, qui vous fait la langue noire… Flan caramel/vanille, fraises et crème fouettée, à brouiller ensemble dans la même assiette. Le mot de la fin ? Au verre de rosé, un vin de pays du Var Domaine Saint-Mitre à 3 €. Plat du jour à 11 € le midi, 16 à 18 € le soir ; 25-40 € à la carte. // J.S.

|