
Home-sweet-home trattoria food, done with feeling and reasonably priced. Killer almond dessert called “sbrisolona”. Booking mandatory...
Il est 20 h 43, le mercure affiche - 43 °C (ou pas loin), vous poussez la porte du Caffè dei Cioppi et puis plus rien. Vous êtes devenu aveugle. Enfin, vos lunettes sont tartinées de buée. Froid dehors mais très, très chaud dedans. Vous comprenez : quand vous faites des pâtes, il faut faire bouillir de l’eau. Et l’eau qui bout, ça crée des nuages de vapeur. Le bouillon de volaille frémissant destiné à mouiller le risotto, pareil. Voilà ce que ça fait, quand on ouvre sa cuisine sur la salle : on a forcément le nez dans les fumets. Il y en a que ça dérange. Nous pas. Mais alors PAS-DU-TOUT. Parce que c’est Fabrizio et Federica qui popottent. De la cuisine de trattoria toute simple, à des prix pas franchement complexes. Des assiettes sans surprise, si ce n’est le soin qu’ils y apportent. De la bonne mozza, avec une bonne roquette et un bon speck, ça ne peut être que top. Des spaghettis pleins de belles palourdes, servis avec quelques giclées d’une vraie huile d’olive, c’est tout con mais c’est tout bon. Un risotto, fluide comme il se doit mais au point d’en être presque trop cuit, on l’aime quand même parce qu’il est plein de potimarron et sensualisé par de grosses rasades de parmesan. Et un petit choix de desserts des familles, dont on a réussi à tirer LA sensation sucrée de ce début 2009, une tuerie de petit gâteau sec et crunchy nommé « sbrisolona », à base de farine de maïs et d’amandes, à tremper dans une crème de mascarpone à peine sucrée. A la carte, compter 25 € avec des vins au verre pas forcément chers mais pleins de sève (blanc de Sicile Grillo del Barone à 3,50 €, gewurztraminer Pigeno du Haut-Adige à 7 €). Au fait : réservez, c’est bondé de chez bondé et il n’y a même pas quinze places. // S.D.

|