
A pretty honest face, hip music, an uncontroversial bistrot menu, (almost) cheap Burgundy wine… How can you fail?
Deux, trois jours après avoir claqué la porte de Mon Oncle, une flopée de mails, SMS et autres messages en 2.0 nous est tombée sur le coin de la face. Signés de ceux qu’on y avait emmenés ou d’autres à qui on l’avait conseillé en loucedé. « C’était fermé jeudi. Quentin Tarantino avait privatisé. » Et puis : « Top cocktails à 6€. » Et même : « Côte de bœuf d’an-tho-lo-gie. » Et encore : « Croisé Mélanie Laurent. » Ouh là, c’est du très, très lourd, ce programme… Et pourtant, juré, Mon Oncle n’a l’air de rien. Ou de si peu. Disons simplement une bonne bouille de troquet à la sauce North of Pigalle, comme on en a déjà croisé quelques-uns dans le coin. Vous savez, avec un décor bien peigné, une sono soignée, un menu fédérateur, des vins flatteurs : comment voulez-vous rater une mayonnaise, avec ce genre d’ingrédients ? Alors elle prend. Parce qu’on peut boire du vrai bourgogne pour presque pas cher (5,50€ le verre de Cuvée n°1 de Laurent) ou des vins de copains à prix plutôt ami-ami (24€ la bouteille de bourgueil d’Amirault). Que les cochonnailles sont servies avec des cornichons croquantissimes et estragonissimes. Que les os à moelle sont géants dans tous les sens du terme. Que le mont d’or au four permet à quatre appétits barbares de se réchauffer la panse. Que la morteau aux lentilles est tout ce qu’on attend d’une morteau aux lentilles. Que Virginie, m’am la crémière-star du XVIIIe, affine pour la maison un saint-nectaire qui pue très bon. Alors, que Tarantino soit là ou pas le jour où Mon Oncle vous trouvera une table, qu’importe : le fromage, lui, sera toujours à l’affiche. Formule : 23€. Menu : 27€. // S.D.

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