
Don’t go for the food (though some of it’s not that bad), but for the splendiferous dining room, seasoned with picturesque after-hours crowd...
Ohh ! regarde, c’est vraiment André qui est là. C’est donc cool, on ne nous a pas menti : les Zingots ont bel et bien été repris et refaits par les copains d’André. Ah, zut ! tu n’as jamais entendu parler d’André, dit le graffeur gâté ? Flûte ! tu n’as jamais mis les pieds au Baron, chez Moune ou chez Régine, et rencontré Lionel… Pas grave. Ça ne t’empêchera pas de fréquenter cette immense salle rebaptisée La Fidélité et sous-titrée « Brasserie française ». Pour plein de raisons. D’abord pour le plaisir des yeux, comme on dit dans les souks : une salle aux volumes totalement marteau, un jus d’autrefois avec un zeste d’aujourd’hui, des coins et des recoins, des tables planquées, d’autres plus exposées… De quoi cultiver petits secrets ou grandes flammes, en somme. Sinon, pour l’atmosphère-atmosphère, tout le monde tutoie, embrasse et aime tout le monde, c’est fou. Enfin, bientôt fou… Parce que si les bouteilles sont bien là, et en force (le cahors de Cosse à 26 € ou les Saveurs Printanières de Binner à 23 €), la cuisine, elle, hésite encore un chouïa entre le rentre-dedans (pot au feu de joue de cochon) et le gnangnan (tartare de saint-jacques et vinaigrette d’algues), l’inspiration (velouté de potimarron, graines de courge et moules) et la sécurité (entrecôte frites). Bon, pour 15 € à midi (menu) et 30-40 € le soir (carte), t’as de quoi faire. Peut-être même que tu trouveras que le foie gras aux figues passe bien, tout comme la volaille farcie de magret fumé avec une purée de patates violettes pas bête. Bref, pas de quoi être chien avec un lieu qu’en a autant. // S.D.

|