
Here’s the concept: choose your wine and best world sommelier 2004 will surprise you with food. A blindfold, no bondage (but the bill might hurt…)
« J’ai pris une andouillette, t’as pris du poisson… On boit du rosé ? » Au secours ! Enrico Bernardo, sortez-nous de ce cauchemar ! Dans l’antre chic et feutré du meilleur sommelier du monde 2004, là, on ne risque rien. D’abord parce qu’il n’y a pas d’andouillette (et pas beaucoup de rosés parmi les 1 500 crus de la cave). Ensuite parce que ça fonctionne à l’envers. On part de la carte des vins, d’une envie de vin (un cornas Domaine Clape ou un chassagne-montrachet de Boillot à 16 € le verre, un vin jaune de Puffeney à 18 €) et la cuisine s’adapte. Ou bien on se laisse aller au menu dégustation (98 €) à l’aveugle : deux entrées, un plat, un dessert surprise et quatre verres de vin du monde à tenter d’identifier (les sommeliers jouent le jeu sans donner de leçon). De mémoire, lors de notre visite, ça donnait : pinot blanc d’Alsace avec carpaccio de thon rouge (y en a encore ?), chardonnay portugais sur le filet de rouget et caviar d’aubergine, chambolle-musigny avec la cuisse de volaille et fricassée de girolles, moscato italien pour accompagner la crème fouettée aux agrumes et la compotée de melon. A la carte, environ 100 €, verres de vin compris ; menu à 25-29 € au déjeuner. // H.S.-P.

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