
Don’t be fooled by its humble look and low prices: that Cat has a chef that could cook the phone book and make it tasty. Our Bistrot Award 2008...
Laurent Chareau pourrait cuisiner le Bottin. Mais pas le Bottin mondain. Si tout ce qu’il touche (moules, salade de pissenlits, navarin d’agneau, produits simples) se trouve soudain « révélé » comme au premier jour, c’est que son dogme (partagé avec quelques autres dans ce pays) est celui de la modestie. À l’exact opposé de la sacralisation gastronomique. Les preuves : ce retirement au Chat, bistrot de bord de voie ferrée secondaire d’une grise rurbanité nivernaise ; ce service minimum (on garde ses couverts) ; ces prix bas (20 € le menu entrée, plat, dessert, café ; 2 € le verre de coteaux-du-charitois de Serge Dagueneau). Un peu tout ce qu’a voulu signaler le prix Fooding 2008 du meilleur bistrot, en somme. Et aussi, surtout, le bonheur d’une craquante friture d’éperlans au taboulé de céleri et tomates confites (avec un pouilly-fumé de Dagueneau et Filles), d’un fabuleux hachis de volaille, jambon de parme et purée de carottes (avec un sancerre de Vacheron, diptyque senderensien) et d’un riz au lait de coco. // Y.N.

|