
Fields, and more fields, until you get to this precious country hideout: chairs by Eames, music by Chopin, and lovely rustic-chic menu by famous chef Troisgros...
On peut arriver à Iguerande par où l’on veut, c’est toujours des champs, des champs, des haies. En premier on voit un enclos, et puis des ânes. Et une terrasse rotinée, un chien (répondant au nom de Datcha), et paf ! de jeunes vestales tout en noir, une grande cuisine tout en inox dans une vaste grange tout en poutres et béton beige, chaises Eames et lustres monumentaux en trapèze inversé. Les portes sont grandes ouvertes sur le premier vrai soleil de mars (on en profitera tout à l’heure) et Chopin occupe l’oreille. C’est clair, on est plutôt chez Michel Troisgros que chez le père Mathurin. En tout cas, ça fait bien plaisir de se régaler d’un bortsch avec un petit yaourt fermier, d’œufs brouillés au grana di Trentino, d’une truite à la nage avec son gratin de courge et d’une tarte à la crème au goût de sarrasin. Ça repose du voyage. Menus à 35 € (entrée, plat, dessert), 43 € avec fromage, 24 € à midi en semaine. À la carte, délicieuses grenouilles « brûle-doigts » (34 €) et côte de bœuf charolais (80 € pour deux). Pichets de vin à 5 € les 25 cl, bouteilles abordables. Et pour la sieste (ou plus) au calme, incroyables cabanes contemporaines en pleine nature, à réserver pour trois jours minimum. // Y.N.

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