
In an ugly part of town, delicious ten course kaiseki meal staged like a ballet. Forty different sake, immense wine choice, including Japanese merlot...
Une gare routière, des immeubles en béton… hou ! qu’il est vilain, ce quartier. Mais heureusement, une porte s’ouvre et hop ! « irasshaimase » (« bienvenue ») dans un autre monde. Où bruissent doucement les kimonos soyeux dans un jardin zenissime, protégé par des claustras de bois… Puis c’est l’heure du kaiseki, art gastronomique extrême-oriental ici transmuté en dix actes savamment orchestrés. Mais tout de suite, quelques extraits. En commençant par un savoureux apéritif champagne-prune, suivi d’étranges amuse-bouche (des œufs de loup agglutinés…), puis des sushis très fins, qui se mangent sans faim, puis un okonomiyaki (une délicieuse crêpe coiffée de lambeaux de bonite séchée, grouillant sous l’effet de la chaleur…), etc. Jusqu’au granité de thé vert, craquant, fondant, glacé, une petite bombe de saveurs ! Un regret ? Non, deux ! Des baguettes ébréchées et un menu tout gondolé. Bizarre pour une maison qui ne nous avait habitué qu’au meilleur. Menus à 48 et 63 €, carte 40/70 €. Et toujours une quarantaine de crus de saké, de 15,80 à 60 € les 300 ml, et une cave vitrée où paradent près de 3 000 bouteilles, dont un fameux merlot de Nagano, au Japon, le Château Mercian (38 € en blanc, 48 € en rouge). // G.I.

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