
Patrimonial restaurant favoured by local gourmets. Basque classics, and a must-eat climaxic crème brûlée (available, alas, only from February to May)...
L’ex-épicerie du grand-père des propriétaires actuels est devenue l’un des meilleurs restos de la région. Si le menu ouvrier n’est plus qu’un souvenir des 50’s que Christian Mattyn raconte joyeusement, la grande salle néorustique, elle, a gardé l’empreinte des générations de Mattyn qui s’y sont succédé. Aux fourneaux, les deux cousins de la famille régalent sans effets de manche les fines gueules du cru qui s’y connaissent question ttoro (soupe de poisson basque avec merlu, langoustines et moules, 23 €). La joue de porc braisée à l’irouléguy sur une terrine de pommes de terres à la ventrèche (17 €), et le poisson du jour, un saint-pierre grillé accompagné d’une sauce porto et vinaigre sur une fondante compotée de poireaux (20 €) sont à la hauteur de la réputation de la maison. Mais c’est au dessert que le climax vous tombe dessus, avec une crème brûlée au lait de brebis et fruits rouges granitée au miel, couche de glace au lait de brebis, à inscrire sur la liste des dix choses à goûter avant de mourir (7,50 €). Seul hic : la petite tuerie n’est servie que quelques mois par an (en gros de février à début mai), quand les brebis ont du lait. Cave classique et sans risque : faugères Léon Barral (22 €), saint-émilion Château Grandes Plantes (25,40 €), madiran Château Montus (28,50 €). Compter 35-40 € à la carte. // Ca.C.

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