
On peut s’appeler Miro et néanmoins y voir clair. Au pays, en Sardaigne, alors qu’il n’était qu’un bambino, Miro avait fait serment avec son pote Stefano : « Un jour, tu verras, on aura un de resto, rien qu’à nous… » Et voilà, depuis le 8 juin 2010, c’est Senza parole, sans baratin. Oh, c’est petit, d’accord, mais attention : rouge, anthracite et pétillant de malice avec que des produits ritals et pas peu fiers de l’être. Ce soir-là, sur une mini-pizza croquante à souhait (10 €), de la burrata (une dinguerie des Pouilles, de la mozza additionnée de crème), avec quatre tomates cerises et trois feuilles de verdure pour les politesses au drapeau… Goinfrerie et volupté ! Dans l’euphorie, on se serait bien enfilé une des pizze alléchantes (9-15 €) travaillées par son poto, ex-pizzaiole d’Amici Miei… Mais Miro suggéra une variation perso de spaghettis à la puttanesca (11 €), servie en belle portion fumante : bien assez pour deux, mais ne le répétez pas… Pour la soif, blanc de Sardaigne anghelia (4 € le verre), joli nez de fruits blancs un peu immatures, et rocca rubia (4 €) dont on vous épargnera la couleur… Un carignan bien à eux, qui fait les pifs vigoureux. Fruits rouges, un peu d’amertume, pas déplaisant du tout au fond du verre.
Pour l’adresse, le téléphone et autres infos, voir Senza parole.