
Le port des Célestins (ou port aux Pavés) fut lieu de déchargement des vins et des épices, terminus des coches d’eau pour Corbeil, et accueillit le 25 octobre 1784 les premiers pas du jeune Bonaparte à Paris. Ravagé par les bagnoles du Paris post-pompidolien, ce virage progressivement rendu au calme est désormais l’adresse de charme d’un comptoir-buvette logé dans un container suréquipé. Un restaurant pour promeneurs, entouré de tables de pique-nique sous parasols, qui réserve les bonnes surprises suivantes : du spritz en apéro (6 €), de la saucisse au couteau (et à la sauge) de Manu Chavassieux, lentilles et moutarde violette de Brive, arrosée d’un petit languedoc Mas Fabregous (3,80 € le verre) ou d’une bière Gallia pression (3,20 €), des assiettes de charcute et fromages, des croque-monsieur, de la soupe, des huîtres (10 € les six), des sardines La Quiberonnaise au beurre Bordier yuzuté et des glaces artisanales Alperel en dessert. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : les gastronautes Nicolas Lefèvre et Andréa Marcelli comptent bien s’installer durablement l’été prochain (croisons leurs doigts) dans le pavillon voisin, dit « maison des Célestins », en déshérence depuis des lustres. Avec accès direct depuis le quai et… vue plein sud sur l’île Saint-Louis. Compter 10-15 €.
Yves Nespoulous - Photo : YN
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