9h30 p.m. Aéroport de Saint-Exupéry, vendredi 4 juillet. L’heure n’est pas aux vacances, on s’envole juste le temps d’un repas. Où ça ? Tout en haut du deuxième étage, au-dessus des arrivées, au bout de l’escalator : à l’Espace Le Bec. Une brasserie – « what else ? » dirait George – mais pas que. Surtout pas l’énième annexe de grand cuistot, genre méga-eaterie – 200 couverts en salle, 60 au comptoir, avec bar, lounge et tous les signes de la modernité ambiante. Non, autre chose… Aux voyageurs pressés ? Les joies du sur le pouce (verrines, foie gras, vins au verre) avant le check-in. Aux time killers ? L’errance sédentaire d’assiettes « classic » ou « voyageuses ». Et alors ? Tout est bon ! Du coup, on se voit déjà prendre une ou deux fois par mois la route de Saint-Ex (35 km de Lyon) rien que pour les crevettes XXL à l’huile de Palme, cajou et coco à la brésilienne (10,50 €). Ou la papillotte de coquillages à la vapeur de lime, moules, coques et bigorneaux en marinière de curry (17 €). Aussi extra que les grosses frites croustillantes prises en rab, à côté d’une poitrine de veau grillée et sa crème de laitue (19 €), pour faire trempette dans la purée de pommes de terre-ciboulette (mortelle !). Trois desserts, pas un de moins (après la portion de parmesan et un dernier verre de vin, 6,50 €). Sacrée performance pour une opening night. Même si, dans l’histoire de l’humanité, on n’avait jamais – ô grand jamais ! – vu le frometon italien Taleggio épelé « Tallagio ». Double coquille pour un sans faute ! Menus plat du jour : 19,90 - 25,90 €. Compter 31-55 € à la carte.
Andrea Petrini- photo Guillaume Perret
Pour l'adresse, le téléphone, et autres infos, voir Espace Le Bec.