Au commencement, le Fooding ne devait pas passer l’hiver, puis l’année, puis le périphérique, puis un premier septennat. Et voilà qu’au printemps de sa huitième année, le Fooding passe pour la première fois une tête hors les murs de la maison France. Doucement, mais sûrement. Dans une ville où le Bureau du Fooding tisse depuis 2002 des amitiés sensibles. Bruxelles, où tout n’est pas si facile, tout ne tient qu’à un fil. Le fil qu’il nous manque presque à coup sûr, la première fois qu’on y va, et qu’on s’y perd... Car, comment comprendre une ville où l’on « descend » vers le Nord, et où l’on « monte » vers le Sud ? Comment comprendre une ville qui parle deux langues, plus l’anglais, plus la sienne, propre, mais jamais tout à fait la vôtre ? Pendant huit semaines, le Fooding s’est infiltré : on a rencontré du monde, goûté des cuisines, écouté des sons, lu des livres, acheté la presse, découvert des artistes, couru les cafés, demandé cent fois son chemin. Et, à l’arrivée, aucune réponse ! Juste le feeling d’une « vîle », en six mots-clefs : sincérité, authenticité, créativité, personnalité, qualité et pluralité. Art de vivre sans pincettes ni réglettes. Des mots qui commandent à Bruxelles autant qu’au Fooding. Des mots qui commanderont donc au premier Fooding-Bruxelles, les 17 et 18 mai prochains, de cours de cuisine chez Mmmmh ! en déjeuner à la coule place Saint-Boniface, de garden quatre-heures à la fawa en apéritif dînatoire au Bota. Tout un programme avec, aux fourneaux, six toqués de cuisine bruxellois, un chef invité de Boechout, deux cuistots stars à Paris. Et, à l’ambiance, Lukas Mooks des Dirty Dancing et les créatures de Kitty Crowther. Bref, a priori, on devrait bien s’entendre.