"ICI, ON NE MENT PAS SUR LA KÉMIA"

En sortant de ce petit tunisien ouvert en mars dernier, on avait le sourire jusque-là. "La Bonne Franquette - Chez Toucha" un soir de Pessa’h, c’est un peu La Vérité si je mange : une mini salle couverte de mosaïques, avec un bar qui donne sur une kitchenette, deux trois photos de rabbins sur les murs et de la musique à fond les ballons. En abondance sur les tables, la kémia à grignoter sans fin - pistaches, olives, pommes de terre à l’harissa (parfaites), concombres et piments forts, fèves au cumin. Et bien sûr, la pantagruélique assiette de poulet et de riz, sans façon mais toujours super bonne, surtout quand on sait que le reste de l’année, elle est à 10 euros. Est-ce l’effet Pessa’h, ou l'effet Toucha ? Les clients n’arrêtent pas de l’ouvrir pour raconter des histoires... Comme cette esthéticienne de Fontenay-sous-Bois qui jure ses grands dieux qu’elle est comme cul et chemise avec Sandrine Bonnaire. Ou le petit papi ultra fier que Gad Elmaleh vienne tourner une scène de son prochain film dans le restaurant. «Je vous enverrai les photos, promis! » Compter 10€ pour la kémia, le plat et le café turc. Au menu quand ce n’est plus Pessa’h : couscous royal, ragoût, grillades au feu de bois, poisson.

Chloé Aeberhardt

Pour l'adresse, le téléphone, et autres infos, voir La Bonne Franquette - Chez Toucha.


 
Guide Restaurants Paris France