A la Briciola, on ne voit que ça, des pizzas. Des rouges très classiques, des blanches constellées de tomates cerises, mais surtout, plein de vertes tapissées de feuilles de rucola… On ne compte plus - on contemple - les Margherita, Bresaola, Gorgonzola qui se faufilent avec élégance entre les banquettes de velours et les tables de bois sombre. C’est à celle qui remportera la palme du prêt-à-manger le plus chic. Moins de deux semaines que la pizzeria a ouvert ses portes, et la grande salle est déjà comble. Assaillie par des bobos qui ne demandent qu'à effeuiller. La faute au charme affriolant des italiennes à la pâte tendre et croustillante, mais aussi à la renommée de Giovanni, à qui l’on doit déjà l’impeccable trattoria Maria Luisa, à deux pas du canal Saint-Martin. Ah, Maria Luisa ! Sa sincérité, sa chaleur… Notre premier amour.Quelle honte de ne pas en avoir fait une Bonne Nouvelle à l’époque de son ouverture ! Cette fois, on s’est fait un devoir de ne pas rater l’événement. On l’a même fêté au prosecco (6 € au verre), avant d’attaquer l'insalata caprese (la même que chez Maria Luisa - roquette, tomates cerises, mozzarella di buffala, basilic, 9,50 €, délicieuse avec le pain maison). Rien à redire sur la Bresaola bianca (15 €), généreuse, fondante, parfaite (photo). On lui décernerait volontiers le Lion d’or de la meilleure pizza de Paris, s’il n’y avait Maria Luisa, et notre estomac qui s’emballe à la seule mention de son nom.
Chloé Aeberhardt
Pour l'adresse, téléphone, et autres infos, voir La Briciola.