"LES SIACKHASONE REMETTENT LE COUVERT"

C'est l'histoire de quatre garçons qui sont tombés dans le wok quand ils étaient petits. Il faut dire que Lane, la maman, en est à sa quarante-cinquième année derrière les fourneaux. Il y a sept ans, elle monte avec son fils Noï le Lao Lane Xang, un restaurant lao-vietnamien qui affiche (trop) vite complet. Trois ans plus tard, c'est avec Somboun qu'elle crée une extension du Lao, le Rouammit. Même savoureux bô-bun au bœuf curry, mêmes files d'attente à l'entrée... Du coup, Lane Siackhasone a une idée : "Et si on ouvrait un troisième resto de l'autre côté de la rue ?" Mais pas une cantine étroite et bruyante, non, un resto  classieux , avec du bois foncé sur les murs, des lustres, des fleurs , des hommes d'affaires le midi, des amoureux le soir... Ce genre. On y mangerait aussi bien qu'en face, pour, allez, soixante centimes de plus, et ça s'appellerait le Lao Lane Xang 2.
Ce voeu, autant le leur que le nôtre, vient d'être exaucé par les deux fils aînés, Ken et Do. Et il n'y a donc plus qu'à réserver pour se régaler. Tout est canon : la salade de riz croustillant (7,60 €), le canard laqué au curry rouge sauce tamarin (10,80 €),  le bar au citron vert, la pâte de riz au lait de coco, la crème de patate douce... Seule ombre au tableau ? Le monde refusé. Service après service. Ici comme en face. Et cette pauvre Madame Siackhasone qui n'a pas d'autres garçons pour ouvrir un quatrième restaurant.
Pour l'adresse, le téléphone et autres infos, voir Lao Lane Xang 2.

Chloé Aeberhardt


 


 
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