Assez peu concerné d’habitude par les ouvertures de crêperies, le Bureau du Fooding s’est pourtant retrouvé au grand complet vendredi 23 mars, au tout neuf Breizh Café. Il faut dire que le buzz pré-inaugural sentait rudement bon. Ça chuchotait Cancale, murmurait Tokyo, soufflait Bordier… On se disait comme ça : "Et si la galette bretonne - un peu comme la pizza (lire la Bonne nouvelle du 16 octobre 2006) - tenait là, enfin, sa revanche à Paris ?" On en attendait donc beaucoup, on espérait très fort, et, coup de bolée, Bertrand Larcher nous a donné raison. Bertrand Larcher ? Le patron du Breizh Café de Cancale qui, après avoir conquis Tokyo, a décidé de nous resservir la même en plein Marais, entre quatre murs de verre et de planches brut, ponctués de bigouden pop. Les galettes ? Canon, toutes en dentelles, confectionnées avec d’excellents produits (beurre Bordier, farine noire sélectionnée, légumes de saison, andouille tracée, fromages affinés…), tantôt aventurières, tantôt plus casanières mais toujours soigneusement pliées à même le billig, et servies à cœur ouvert pour faire baver les yeux. Côté sucré, même exigence de qualité. La beurre-sucre est une tuerie. Partout où il coule, le Valrhona force le respect. Et la "carrément caramel" (caramel au beurre salé + chantilly + glace au caramel au beurre salé), et bien…, d’après vous ? Hein ?! D’après vous ?! Alors, vous voyez que vous n’avez pas besoin de nous ! Sinon, spécialement recommandée par Pierrick, notre camarade breton, une simple galette sèche à tremper dans du lait ribot. Compter env. 20 € /pers. Rare : une quinzaine de cidres, même des bios, à partir de 10,50 € la bouteille. Pour l'adresse, le téléphone et autres infos, voir Breizh Café